Manger bio : 5 raisons d’opter pour une alimentation organique

Depuis la fin des années 60, nous évoluons dans une société où l’industrie agroalimentaire s’est inscrustée progressivement dans nos assiettes. Elle a façonné nos habitudes alimentaires et modifié notre conception du repas en s’appuyant sur la modernisation d’un mode de vie occidental où cuisiner apparaît comme une tâche.

Nous lui avons confié nos repas au détriment de notre santé et des produits naturels, sans pesticides, additifs ni colorants. Nous avons progressivement perdu conscience de la saisonalité des aliments et de leurs bienfaits nutritionnels. Le  » tout saison « , le  » prêt-à-manger « , le pasteurisé et UHT, les produits non périssables et transformés ont largement pris le dessus sur l’alimentation organique, à travers l’intensification de l’agriculture et de l’élevage.

Il existe de nombreuses bonnes raisons de manger bio, mais j’ai sélectionné les 5 raisons principales de consommer des produits biologiques :

Manger bio, c’est contrôler l’absorption de pesticides

L’agriculture et l’élevage biologiques représentent un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Pour cela, l’utilisation de produits chimiques de synthèse est proscrite. Pesticides, engrais ou encore herbicides sont exclus de ce mode de production qui a pour objectif la préservation de  » tous les mécanismes de la vie à tous les stades de l’exploitation  » (Gilles Daveau, Le manuel de la cuisine alternative).

En s’articulant autour du recyclage des matières organiques (compostage), de l’utilisation d’engrais verts ou encore de la rotation de culture, l’agriculture organique permet de limiter l’absorption de produits chimiques présents dans les produits d’agriculture non bio. Concernant l’élevage bio, les conditions de vie respectent le bien-être animal. L’alimentation des animaux interdit ce qui est industriel et transformé comme les OGM (organismes génétiquement modifiés) ou les antibiotiques. La qualité des apports d’une viande ou d’une volaille élevée selon un mode biologique est alors excellente pour l’organisme.

L’exposition alimentaire aux pesticides augmente considérablement le risque de cancer de l’estomac et de l’appareil disgestif. La peau des fruits et des légumes, pourtant remplie de micronutriments bons pour notre santé, devient mauvaise lorsqu’elle a été soumise aux pesticides.

Manger bio : vitamines, minéraux et oligoéléments de haute qualité

De meilleurs apports nutritionnels, voilà ce que garantit aussi le manger bio !

Le recours à des circuits courts, par la valorisation de filières locales, laisse à nos fruits et légumes le temps nécessaire pour mûrir. Garantir le temps de maturation, c’est permettre à l’aliment de se gorger en matière de nutriments. Nos aliments sont donc plus pourvus en micronutriments et comportent plus de matière sèche que les produits issus d’une agriculture intensive. Ainsi, notre organisme dispose des ressources nécessaires à son bon fonctionnement.

Sans pesticides et engrais chimiques, pas besoin de couper la peau et de la jeter. Au contraire, cela serait du gâchis quand on sait la quantité de micronutriments qui y est contenu. Elle peut et doit être consommée avec la chair du fruit ou du légume. Il existe d’ailleurs des recettes de cuisine réalisées uniquement à base d’épluchures !

Manger bio : moins de produits transformés, plus de produits bruts

L’aliment, dans le cadre de l’industrie agroalimentaire, peut subir une transformation par différents procédés : séparation et modification des molécules (comme le blé), ajout d’additifs, de conservateurs, d’exhausteurs de goût, de colorants, et d’agents texturants. Tout ceci permet d’agir sur la durée de conservation, la texture, la saveur, l’odeur, etc. …

Loin d’être sans impact, des études conduites par l’Institut Ramazzini ont mis en avant les effets cancérogènes liés à l’absorption récurrente d’aspartame, édulcorant permettant d’obtenir une saveur sucrée que l’on retrouve notamment dans le Coca-Cola.

Le bio permet d’avoir davantage recours à des aliments naturels, non transformés, et dont le raffinement, s’il y a, est réalisé en accord avec la charte de l’agriculture biologique. Préserver, soigner et améliorer sa santé grâce à des aliments bruts et non transformés, voilà ce que le bio permet.

Sans pesticides et engrais chimiques, pas besoin de couper la peau et de la jeter. Au contraire, cela serait du gâchis quand on sait la quantité de micronutriments qui y est contenu. Elle peut et doit être consommée avec la chair du fruit ou du légume. Il existe d’ailleurs des recettes de cuisine réalisées uniquement à base d’épluchures !

Manger bio pour protéger notre palais des saveurs et lutter contre Alzheimer

La combinaison du respect de la saisonnalité, du temps de maturation et d’une culture réalisée en sol permet l’obtention d’aliments plus savoureux. Manger une tomate entre juillet et octobre, cultivée en plein champs, ayant eu le temps d’arriver à terme aura bien plus de saveur qu’une tomate ayant mûri dans un camion, issue d’une culture hors-sol et sous serre.

Manger bio, c’est retrouver la saveur originelle de produits bruts, et par conséquent, c’est aussi prendre soin de son  » palais des saveurs « . Nous refaisons nos papilles linguales tous les 10 jours. Cela veut dire que nous devons sans cesse les stimuler, car chaque jour un certain nombre de papilles finissent leur vie, tandis que d’autres naissent pour vivre et nous servir une dizaine de jours.

La perte progressive du goût (comme de l’odorat) est un des premiers signes de ces deux maladies auto-immunes que sont l’Alzheimer et le Parkinson. Consommer des produits biologiques, 100% naturels, au goût authentique est un premier pas vers la lutte contre ces maladies.

Manger bio : une démarche rigoureuse et spécifiquement contrôlée

Pour  commercialiser  leurs  produits  comme  étant  issus  de l’agriculture  biologique,  agriculteurs  et  entreprises  de  collecte,  de  transformation  et  de distribution  doivent obligatoirement faire contrôler et certifier leur activité par un organisme accrédité et agréé par les pouvoirs publics, pour sa compétence, son  indépendance et son impartialité.

En outre, ils doivent notifier leur activité auprès de l’Agence BIO. Des  contrôles  approfondis  et inopinés (pouvant aller jusqu’à 4 ou 5 par an pour certains opérateurs) sont réalisés par les organismes certificateurs. Ils portent sur l’ensemble du système de production (parcelles de terre, troupeaux, pratiques de culture et d’élevage, lieux de stockage, transformation, étiquetage, comptabilité matière, conformité des recettes et produits correspondants, garanties données par les  fournisseurs…).

Ils  s’ajoutent  à  ceux effectués de façon générale par les Autorités françaises sur l’ensemble des produits agricoles et alimentaires. Des prélèvements pour analyses sont effectués par sondage afin de vérifier la non utilisation de produits interdits (pesticides, OGM…). Au regard des résultats obtenus, un certificat est délivré pour les produits jugés conformes aux réglementations européennes et françaises en vigueur.

Ainsi, contrairement aux produits industriels, les produits issus de l’agriculture biologique offrent une certification en matière de traçabilité. La production et ses procédés sont contrôlés et certifiés par des labels dont le fameux logo AB pour la France et celle de la feuille verte européenne.

EN CONCLUSION

Manger bio, ce n’est pas boire des jus de légumes, ne pas manger de viande et  être anti-gluten. Manger bio c’est revenir aux sources d’une alimentation raisonnée, de saison et de proximité. C’est adopter un mode de vie plus respectueux de sa santé, de son environnement et de l’économie locale.

C’est aussi un choix politique car vous refusez de participer à l’enrichissement de l’industrie qui détruit la santé de l’être humain, maltraitent les animaux, endommage les sols et pollue la planète. En mangeant bio, vous agissez avec votre carte bleue comme avec un bulletion de vote : vous faites le choix de renoncer à l’industrie agroalimentaire et de favoriser une qualité de vie meilleure.